Addis Ababa, Ethiopia & the Horn of Africa in Ancient Photography & Maps ⎢ Addis-Abeba, l'Éthiopie & la Corne de l'Afrique dans la photo et les cartes anciennes

Catégorie : Addis Abäba Page 1 of 2

The 1965 official visit of Queen Elizabeth II and Prince Philip, the Duke of Edinburgh

Addis Ababa 1965

Usage de l’image satellite en histoire

L’emploi d’images prises par satellites est désormais largement répandu dans les sciences. Les sciences humaines et sociales ne font pas exception, pour autant ce type d’imagerie recouvre le plus souvent une fonction avant tout pédagogique.

Contrairement à la géographie —science des espace des hommes—, l’histoire, discipline longtemps déconnectée du monde visuel, se limite à produire ces images en appui à un discours. Les images par satellite servent à illustrer un exposé ou les conclusions d’une démonstration. C’est passer à côté d’une part de la potentialité de ce type de documents que se limiter à un usage pédagogique, alors que cette imagerie offre des renseignements —et surtout une vision— difficilement accessibles autrement. Les images par satellite doivent compter parmi les sources.

La contemporanéité de l’image, par rapport à un discours épistémologique qui se construit sur l’épaisseur chronologique, peut déconcerter de prime abord. Et c’est sans doute la cause de son faible usage en histoire qui privilégie la dimension temporelle. Néanmoins, l’histoire ne s’arrête pas sur le seul temps long et l’observation des images produites par satellite permet d’identifier et d’observer le jeu des permanences et des ruptures, de deviner des intentions ou des conséquences. L’imagerie par satellite ne montre pas que l’espace ou la marque des sociétés humaines sur l’espace ; celles-ci n’étant que l’expression de politiques, de mentalités ou de représentations qui évoluent  —ou se figent— dans le temps.

En France, le CNES (Centre National d’Etude spatiale), en collaboration avec le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, a développé le site Géoimage dont la vocation pédagogique est primordiale. Des images de qualité, accompagnées de dossiers d’analyse, couvrent progressivement les continents et la Corne de l’Afrique est documentée par deux dossiers : Djibouti et Addis Abäba.

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L’église de la communauté grecque d’Addis Abäba (Éthiopie)

La communauté grecque avant 1936

Très rapidement, dès ses premiers développements à la fin du XIXe siècle, Addis Abäba vit s’installer des communautés étrangères, occupant des tâches d’artisans et de marchands. Comme les Arméniens, les Yéménites et les Indiens, les Grecs, d’abord installés dans les ports de la mer Rouge (Obock, Djibouti, Zayla) et à Harär (dès le début des années 1880), arrivèrent progressivement à la cour de Menelik.

Selon l’explorateur écossais James Bruce, des Hellènes étaient déjà présents en Éthiopie lors de son passage (XVIIIe siècle). Toutefois, c’est l’avancée du chemin de fer franco-éthiopien, achevé entre Djibouti à Dire Dawa en 1902, qui fut un important vecteur de pénétration dans les terres. Des Grecs s’étaient ainsi engagés, pour diverses fonctions, sur le chantier de la voie ferrée, au départ de Djibouti. La première vague migratoire grecque (1889-1902) était essentiellement composées d’hommes venus se constituer un patrimoine numéraire et se destinant à rentrer dans leur pays et auprès de leur famille.

Au cours de la première décennie du XXe siècle, d’autres migrants grecs arrivèrent en Éthiopie, en famille cette fois, eux-mêmes nés en diaspora ou sans objectif de retour prochain. Un nombre plus important de familles arrivèrent à partir de 1916, qui s’installèrent en Éthiopie, à Addis Abäba en particulier, où elles furent à l’origine d’une communauté qui prit rapidement de l’importance par son dynamisme entrepreneurial et le nombre de ses membres, à l’instar de la communauté arménienne. Ainsi, à la veille de l’invasion italienne (mai 1936), la communauté grecque en Éthiopie représentait environ 3 140 des 14 580 étrangers répertoriés en Éthiopie (dont environ 6 000 vivaient à Addis Abäba) ; la deuxième plus importante communauté derrière les Arabes (4 000 personnes, essentiellement des Yéménites) et devant les Indiens (3 000 personnes) et les Arméniens (2 800 sujets).

C’est en 1918, sous les auspices du ras Täfäri, que les relations diplomatiques furent établies entre la Grèce et l’Éthiopie. Le premier consulat hellène, œuvre de l’avocat et député chypriote Hadjioannou, fit office de noyau autour duquel se constitua la communauté grecque, dotée d’une première église et d’une école. A ses début, la communauté grecque était administrée par un comité, dont le premier directeur élu fut l’ingénieur-architecte Michel Balanos, fonctionnaire des Travaux publics éthiopiens. Ce dernier fut actif dans la construction d’Addis Abäba encore au début des années 1930, et il exerça une activité de photographe amateur. Rapidement, une assemblée générale de la communauté modifia son mode d’administration en un comité élu de neuf membres. Le premier président de ce comité fut le Dr Jacovos Zervos, mandaté de 1918 à 1923, plus tard consul général de Grèce à Addis Abäba.

La communauté grecque d’Addis Abäba avait, entre temps, pignon sur rue. En témoignent des commerces comme la boutique Magdalinos Frères ou celle, voisine, de Ghanotakis, ou encore le garage Ford de la famille Paléologue et la « Pharmacie gréco-éthiopienne » fondée par Athanassiades en 1927. Ils furent nombreux à tenir des cafés, des magasins de tabac et alcool, des horlogeries, des « commerces d’articles pour indigènes »  ou commerces généraux d’importation…

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La boutique de Magdalinos Frères au coin de la rue du Gebbi et de la rue du ras Makwonnen à Arada (photo Chante, 1930)

 

Les Grecs étaient particulièrement actifs dans la construction et le génie civil. Nous avons cité l’ingénieur Balanos, auteur de l’hôpital Beit Sayda (1924) et du Lycée Mänän pour jeunes filles (1931). Catherine von Raesfeldt me signale, en dépouillant les sources russes, avoir rencontré un « M. Balanos », membre de la « Société Éthiopienne pour le Commerce et l’Industrie », appartenant au roi des rois Haylä Sellase, qui était responsable des négociations avec les Soviétiques, en 1932, pour l’importation de pétrole russe. Cependant, il serait mort la même année et remplacé par un Russe blanc pour conclure les transactions. De fait, nous ne trouvons plus de trace de Michel Balanos après cette date et il est donc probable que l’ingénieur grec de Travaux publics éthiopiens fut le même homme. L’entreprise de construction Myriallis (laquelle continua d’être active après guerre) fut chargée par Menelik, en 1907, de la construction de la basilique de Giyorgis (Saint-Georges) à Arada, conçue par l’ingénieur italien Castagna, sur plans de l’architecte grec Orphanidès.

C’est aussi un Grec, Andrea Kavvadia, qui fut le rédacteur du premier journal éthiopien (ou plutôt deuxième après celui de Gäbrä Egziabeher avant 1900), A’emero (connaissance), un hebdomadaire manuscrit de 1902 à 1903, ensuite imprimé.

Les Grecs d’Addis Abäba ont développé un lien particulier avec l’hôtellerie de la capitale. Le premier hôtel éthiopien (mais le second d’Addis Abäba, après l’Hôtel de France de M. et Mme Terras), l’Hôtel Impérial (aussi dénommé Hôtel Itege ou Hotel Taytu) fut géré par Stelios Bollolakos, aussi membre fondateur (1909) de la loge maçonnique « La Lumière d’Éthiopie », plus tard devenu titulaire du consulat de Grèce à Dire Dawa. Mais c’est en 1930 que l’hôtellerie de tradition grecque fut représentée par son fleuron, le Majestic Hotel de Stelios Papatakis, reconstruit en 1930 en prévision du couronnement impérial, et en remplacement de l’ancien édifice construit en 1928 pour accueillir les délégation au couronnement royal de Täfäri.

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Menu du 5 octobre 1912 (New York Public Library « Frank Buttolf Collection »)

 

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Le Majestic Hotel dans son premier état (carte postale, v. 1928)

 

Le Majestic Hotel reconstruit, lors du passage de la fanfare militaire, sans doute à l’occasion du couronnement impérial de 1930 (publiée dans L’Illustration n°4830 du 28 septembre 1935)

 

L’église grecque d’Addis Abäba

Le premier lieu de culte grec à Addis Abäba, une salle de prière rudimentaire en torchis, fut établi en 1910 et son premier desservant fut le prêtre Kostantinos, suivi du Père Artimos. Sous la présidence de Zervos, un terrain fut acheté à Gullele par le comité communautaire grec, destiné à accueillir le cimetière grec-orthodoxe, alors qu’un autre, sur la rue du ras Makwonnen (la route d’Arada à Arat Kilo), allait être affecté à l’église de la communauté hellène.

La première pierre fut posée en 1922, dans une cérémonie officielle à laquelle participait le consul-général de Grèce, Dimitri Nicolopoulos, mais la construction fut interrompue faute de ressources suffisantes. Les travaux reprirent en août 1926 et l’église, dédiée à Saint-Frumence, fut achevée le 28 novembre de la même année. Le premier office fut célébré le 30 novembre par l’archimandrite Arsenios. L’inauguration officielle eut lieu en 1928, en présence du negus Täfäri, futur Haylä-Sellase.

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L’église grecque Saint-Frumence d’Addis Ababa (© Serge Dewel 2018)

 

Toujours en 1928, un presbytère et des locaux destinés à l’administration de la communauté grecque furent construits à côté de l’église.

Depuis 1923, une école communautaire mixte, sise dans un bâtiment de location, dispensait l’enseignement primaire aux enfants de la commuté grecque. En 1930, le consul Zervos organisa une collecte au sein de la communauté grecque d’Éthiopie pour la construction d’une école. Celle-ci réunit 40 000 thalers auxquels le consul à Dire Dawa, Stelios Bollolakos, en ajouta 2 000 en 1935. En cette année, l’enseignement primaire grec-orthodoxe était dispensé à 42 filles et 57 garçons. La nouvelle école ne vit jamais le jour à cause de l’invasion italienne et de l’occupation d’Addis Ababa au printemps suivant.

 

Sources :

DEWEL (2018), vol. 1, pp. 213-216, 287.
NICOLOPOULOS Dimitri (1923)
PAPATAKIS Nico (2003)
ΠΡΟΚΟΠΙΟΥ Α. (1931)
ΧΑΛΔΑΙΟΣ Α. (2018) & http://greeksofafrica.blogspot.com/2017/
ZERVOS Adrien (1936)
Le Courrier d’Éthiopie en ligne  : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327501365/date.r=le+courrier+d’ethiopie.langFR

Les causes profondes du communautarisme éthiopien

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Urbanisation de la périphérie rurale (nord-ouest d’Addis Ababa (photo SD 2016)

Sisyphe ou la récurrence des tensions identitaire en Ethiopie

Semblant prise dans une logique violente, l’Ethiopie se voit être le théâtre de nombreux affrontements au caractère identitaire, du moins en apparence. Cette fois dans le Tigray, ce lundi 22 octobre, des habitants d’Alamata (400 kilomètres au nord d’Addis Ababa) se sont heurtés aux forces de l’ordre du Tigray en réclamant le rattachement d’Alamata à l’Etat-région de l’Amhara. Cette région à dominante amhara a été rattachée à l’Etat-région du Tigray en 1994. Les affrontements auraient fait 7 victimes (3 selon le gouvernement local du Tigray) et de nombreux blessés.

 

Le système fédéral « ethnolinguistique » : un boîte de Pandore éthiopienne!

Les tensions communautaires qui ont secoué l’ouest de l’Ethiopie au début du mois d’octobre sont un signal fort. Cela signifie que le vent de réforme soufflant sur le pays n’est pas suffisant en promesses et réalisations, mais aussi que les clivages sont profonds. A l’échelle nationale, ces tensions ont des causes d’ordres divers -identitaires, religieux et économiques-, mais toutes trouvent leur expression dans le communautarisme. L’implosion de l’Ethiopie -ou sa balkanisation-, qui lui avait été prédite en 1995 lors de la promulgation de la Constitution fédérale « ethnolinguistique », serait-elle en train de se produire à retardement ?

Une chose est indiscutable. C’est qu’en trois décennies, les Ethiopiens ont pris conscience d’une appartenance identitaire. Alors que celle-ci n’avait que fort peu de pertinence au départ, l’appartenance culturelle et communautaire devient un marqueur social de premier plan, cependant que le premier facteur identitaire des Ethiopiens fut de tous temps la religion. La succession d’incidents communautaires en Ethiopie souligne à quel point ce phénomène comptera au premier rang des préoccupation du nouveau pouvoir d’Addis Abäba.

Au-delà de l’aspect identitaire de ces violences qui semble le seul considéré par les médias, ce sont des causes plus profondes qui s’expriment. Depuis plusieurs années, la périphérie d’Addis Abäba est régulièrement secouée par des manifestations violentes et des troubles sociaux qui expriment avant tout une crise foncière dans laquelle le ressentiment de jeunes Oromo à l’égard de la capitale vestige de « l’impérialisme amhara » n’est qu’un vernis.

Outre être enserrée dans la région Oromiya, la capitale éthiopienne est en forte croissance territoriale et humaine. Plus que l’extension du bâti, c’est sa polarité qui s’étend loin au-delà de ses limites fédérales d’Etat-région. Avec cette avancée du front d’urbanisation, toute une zone tampon se crée sur fond de crise foncière, là où le coût de la vie urbaine et le prix du foncier  heurtent le niveau de revenu rural.Ailleurs aussi, dans les régions de l’ouest en particulier, l’enjeu est le plus souvent celui de la terre. Plus qu’une lute territoriale, c’est la manifestation d’une misère économique qui est exprimée dans les affrontements inter-communautaires.

La démographie galopante est devenue le principal facteur des constructions explicatives de la géopolitique éthiopienne. Cependant, il est encore fort peu souvent invoqué, au-delà de la simple évocation. Certes, l’Ethiopie dépasse les 105 millions d’habitants (deuxième population d’Afrique), certes près de 45% de sa population ont moins de 15 ans (près de 20% a moins de 4 ans) et sa population a doublé en vingt ans. L’indice synthétique de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme au cours de sa vie) a baissé de 7,2 enfants en 1990 à 4,6 enfants par femme en 2015. Cela constitue bien sûr des défis majeurs pour l’économie nationale dans la décennie à venir, mais il y a un rapport avec l’occupation du sol à considérer quand 80% de la population vit sur 30% du territoire.

L’instrumentalisation de l’appartenance identitaire suppose l’établissement de rapports hiérarchiques (dominants/dominés) entre les cultures, comme la victimisation des Oromo. Cependant, ces constructions sont indéfendables par un historien.

 

Voir :

http://www.bulac.fr/conferences-rencontres/autres-regards/archives-2012-2016/trente-ans-qui-ont-change-lethiopie/

Sources démographiques :

http://www.demographicdividend.org/country_highlights/ethiopie/?lang=fr

Dans la presse :

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/02/ethiopie-des-dizaines-de-morts-dans-des-affrontements-entre-l-opposition-oromo-et-la-police_5006983_3212.html

https://www.bbc.com/news/world-africa-45724440

Oromo Liberation Front says it did not return to Ethiopia for peaceful struggle

Ethiopian government warns Oromo Liberation Front

OLF Gunmen allegedly killed three Ethiopian soldiers

 

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Centre culturel oromo, Addis Abäba (photo SD 2018)

 

 

 

 

Africa strangled by public loans to China

Latest data from the China-Africa Research Initiative (Cari) shows Ethiopia owes Beijing $13.73 billion, followed by Kenya at $9.8 billion. Uganda owes $2.96 billion and Tanzania $2.34 billion. East Africa now owes China $29.4 billion in infrastructure loans.

The region’s economies are now spending almost eight per cent of their revenues to service these loans, which analysts say are becoming a burden, especially given that their impact is yet to be seen on the growth.

Passengers queue to ride Ethiopia’s tramway in 2015 in Addis Ababa. The China -funded project is hailed as a major step in the country’s economic development.

Addis Ababa LRT built with chinese funds

The bulk of the monies, according to research by The EastAfrican, went into the transport sector, followed by power, communications and manufacturing. Ethiopia’s biggest intake of the Beijing loans was in 2013, coinciding with the launch of its joint standard gauge railway project with Djibouti. Addis took up more than $6.62 billion from Beijing for its mega projects, which also included the setting up of manufacturing zones. In terms of sector funding, Ethiopia invested the bulk of its funds in the transport sector ($4.37 billion), which was used for both the Addis Ababa light railway project and the Addis-Djibouti 700km railway. This was followed by communications at $3.16 billion and power projects at $2.54 billion. Ethiopia borrowed $652 million last year, down from $926 million in 2016, while Kenya took $64 million, down from $1.09 billion in 2016.

Last month, Ethiopia became the first country to get its Chinese debt rolled over announcing that Beijing had agreed to restructure its $4 billion loan on the railway linking its capital Addis with Djibouti. Ethiopia’s Prime Minister Abiy Ahmed said that the country’s loans will now receive a further 20-year extension, which will see its annual repayments narrow to an affordable level.

“In conversations with our Chinese partners, we had the opportunity to enact limited restructuring of some of our loans. In particular, the loan for the Addis Ababa-Djibouti railway, which was meant to be paid over 10 years, has now been extended to 30 years. Its maturity period has also been extended” Dr Abiy said.

But, recently, the new authorities of Sierra Leone decided to not confirm the project of a new splendid and modern airport which would be useless as the old one is still running under its real capacity.

Chinese credits are very expensive for African countries in terms of counterpart that no guaranties are expected by China. Like Angola and Nigeria, South Soudan will use its petroleum to compensate road buildings. Angola, Ethiopia and Kenya are China’s main debtors in Africa. Only Angola owns petroleum, while Ethiopia and Kenya are counting on a possible industrial development; a risky calculation that shares Beijing.

China is also aware that political changes in Africa might ruin relations and refunds. Therefore, Beijing prefers a spending strong dictatorship instead of a thrifty democracy.

 

 

Ethiopian success story: ‘soleRebels’ a shoe-brand by Betelehem Alemu…

Photo: Bethlehem Alemu/Twitter

 

Betelehem Alemu is the founder of soleRebels, a shoe company and also a world’s fastest-growing businesses.  Her story is one of resilience and determination. The 22nd global store for her branded shoe has recently opened, which shows that African businesses can flourish across the world.

From a company that started at the backyard of her grandmother in Zenebework, soleRebels has grown to hire at least 100 employees and created at least 1200 jobs. With the new store opened in Hamburg to add to the others in Silicon Valley, Athens, Barcelona and in Taiwan, Betelehem Alemu wants to have 500 stores globally.

Born in 1980 in one of the poorest sections of Addis Ababa, she founded soleRebels to provide solid community-based jobs. Before this, she was an accountant at one of the private companies in Addis.  She came up with a plan and took $5,000 of her own money to set up a workshop.

Read a complete portrait in Forbes

 

Photo: Lionesses of Africa

(Source: Face2Face)

GERD: Grand Ethiopian Renaissance Dam

Power is a main factor of Addis Ababa’s development as a Global City. Ethiopia is about to complete a huge infrastructure projet with a dam that could supply the capital city with enough electricity to avoid any shortage or disruption in the future. More, Ethiopia will sell its power abroad. Two recent books are focusing on the problematics that has been revealed by this pharaonic project.

The Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) will not only be Africa’s largest dam, but it is also essential for future cooperation and development in the Nile River Basin and East African region.

The main challenges surrounding the GERD will be managing and sharing Nile waters. But it has also an important economic dimension that already showed recent developments including: the signing of a legally binding contract by Egypt, Ethiopia and Sudan; the possibility that the GERD might be partially operational very soon, the completion of transmission lines from GERD to Addis Ababa; and the announcement of Sudan to commence the construction of transmission lines from GERD to its main cities.

 

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1st ed. 2019 (14 août 2018)

This book is about the Grand Ethiopian Renaissance Dam newly being built on the Blue Nile, a transboundary river. Due to rising population and increasing water demand in the Nile basin, major projects raise interest and concern by millions with potential for water conflict. The dam design, reservoir filling policy, operation of the dam, riparian countries response, dam site importance and social impact and economy of the dam are presented in the book.

 

See also Zeray Yihdego e.a. (Ed.), 2017, The Grand Ethiopian Renaissance Dam and the Nile Basin Implications for Transboundary Water Cooperation (Taylor&Francis).

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Ethiopian Airlines: growing hub and a major tool for Addis Ababa’s growth

Extending network

Ethiopian Airlines (ET) recently acquired its 100th aircraft (June 7, 2018), a Boeing 787 ‘Dreamliner’, allowing the company to step on the stage of the major civil carriers. With new aircrafts and a constant growing fleet, ET is also implementing new flights or resuming ancient connections that were suspended, like Chengdu and Seychelles 4 times a week as from December 2018, or increasing number of weekly connections.

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In the same time, National Airways has performed on October 13th its first flight connecting Addis Ababa toMogadishu. This should inaugurate a 4 weekly flights connection between Ethiopia and Somalia. The route between the two countries was interrupted 41 years ago, when Somalia invaded Ethiopia in 1977.

On its side, Ethiopian Airlines announces it will resume its flight to Mogadishu effective 2 November 2018, after stopping the service over four decades ago.

 

Addis Ababa Bole airport’s extension

Early September 2018, the passenger terminal, being built at the Addis Ababa Bole International Airport has started providing service partially. The passenger terminal is part of an expansion project being conducted to ease congestion at the existing terminal and properly serve the ever increasing passengers. Up on going fully operational, the passenger terminal will have a capacity to accommodate 20 million passengers per year. The existing passenger terminal has a capacity to give service to five million passengers; however, it has been accommodating 11 million passengers, creating congestion.

(source: ENA)

Ethiopia & its coffee

Ethiopia, first exporter of Africa, is not included among the 10 World-largest coffee exporters. Five European countries that do not grow coffee are listed among the major exporters (Germany, Switzerland, Italy, France and Belgium).

This can happen because the process of roasting and flavoring coffee beans are highly consuming power and water. Poor countries, most of the producers, choose therefore to export cheap beans to richer countries that will handle the process.

 

Source: https://howmuch.net/articles/world-map-of-coffee-exports

 

The use of photography as primary source for the writing of urban History

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While fiercely struggling for its independence during the second half of the 19th century, Ethiopia extended considerably its territory. A region of meadows and mountains, at the southern march, became the centre of the country in its new borders. There, in 1886, what was first founded as a garrison camp for its strategic position became Addis Abäba, soon the new capital at the crossroads of the world.

This communication aims to highlight the part played by the national sovereignty and its recognition in the particular process of the Ethiopian capital foundation and its perpetuation, as well as its development during the 20th century. The main growing phases of Addis Abäba might only be understood in terms of its international context whilst Ethiopian sovereignty and independence were jeopardized. During those particular times, the rulers used Addis Abäba as a stage for its performance, expanding the city and provided it with architectural and monumental heritage.

For this, they drew in the country’s long-time history, in the strong commitment to the Ethiopian Christianity – the Täwahǝdo – and into the Kǝbrä Nägäst the national myth. The successive systems and reigns until the 21st century have adopted the same urban and building response.

http://www.ices20-mu.org/displayAbstracts.php?abstract_0516-06

ADD - Club français

 

This paper was communicated during ICES20, October 2018, Mäqällä University, Ethiopia (http://ices20-mu.org/index.html)

 

 

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